Comment bien choisir ses chaussures de ski?

Souples ou rigides ? Avec ou sans semelles thermoformées ? Trois ou quatre crochets ? Pour que le choix de vos futures chaussures de skis ne tourne pas au casse-tête, « We love ski » a rassemblé quelques conseils. Suivez le guide.

On vous l’accorde, dans la vitrine, les chaussures rouges translucides sont magnifiques. Pour un peu, vous vous imagineriez presque avec sur les pistes, façon Ted Ligety ou Lindsey Vonn, déchirant le manteau neigeux immaculé à plus de cent km/h et défiant les lois de la gravité sur fond de ciel azur… Pour un peu. Car voilà, dans la vraie vie, vous n’avez que peu de points communs avec Ted ou Lindsey. Aussi jolies soient les chaussures rouges translucides, ce ne sont pas forcément les plus adaptées. Faute de les avoir suffisamment testées, ces dernières pourraient même rapidement transformer votre première sortie de l’année en petit calvaire.

N’importe quel spécialiste vous le dira : la chaussure, c’est sacré. Sans exagérer, on peut même dire qu’il s’agit de l’élément le plus important de toute panoplie de glisseur. Pour cette raison, que vous souhaitiez louer ou acheter, le choix ne doit pas être fait à la légère. Prêtez attention à chacun des conseils de votre revendeur.

1. L’essayage des chaussures de ski, une étape essentielle

La phase d’essayage est primordiale. Pour que cette dernière ait lieu dans les meilleures conditions, n’hésitez à prévoir du temps. Répétez-vous le en boucle : non, vous n’aurez pas l’air ridicule si vous passez une vingtaine de minutes à gambader dans les allées du magasin afin de mettre vos pieds en condition. Bien au contraire, cette phase d’acclimatation est même recommandée.  D’ailleurs, les vendeurs spécialisés sont plutôt habitués.

Lorsque vous essaierez les modèles de votre choix, gardez en tête qu’une chaussure de ski n’est pas une pantoufle. Une « bonne » chaussure est une chaussure qui vous maintient correctement le pied lorsque vous skiez. C’est également une chaussure à l’intérieur de laquelle vos talons ne bougent pas et vos doigts de pied sont maintenus. N’ayez donc aucune inquiétude si vos orteils venaient à toucher légèrement l’extrémité. En skis, à l’inverse de ce qui se passe dans d’autres sports comme la course à pied, le pied n’est pas censé bouger et ce point de contact (léger) ne sera pas gênant.

Pour essayer, pensez également à rester debout et à bien fléchir les genoux. Cela peut avoir l’air évident, pourtant nous avons parfois tendance à rester droit comme des « i » durant la phase d’essayage. Dans ce cas-là, nos pieds ont tendance à toucher (trop cette fois) le bout des chaussures. La position optimale de tout skieur étant une position « jambes fléchies », mieux vaut tenter d’adapter cette dernière d’emblée.

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Enfin, gardez une petite marge. Votre pied ne réagira jamais de la même façon dans une boutique surchauffée que par moins quinze degrés, au sommet d’une piste située à plus de deux mille mètres d’altitude.

Pour celles et ceux d’entre vous qui auraient un peu de mal à intégrer ces différents conseils, nous vous proposons une autre façon de voir les choses. Imaginez que vous êtes en magasin, chaussures aux pieds. Vous pouvez considérer que « tout va bien » si :
. Lorsque vous serrez très légèrement vos crochets, votre talon ne décolle pas plus d’un centimètre.
. Lorsque vous serrez les crochets à fond, plus rien ou presque ne bouge et aucune douleur n’apparaît.
. Lorsque vous essayez de faire des mouvements similaires à ceux que vous effectuerez sur les pistes, la chaussure répond correctement.

Ces quelques bases étant rappelées, passons aux différents critères à prendre en considération lors de l’acquisition (ou de la location) d’une paire de chaussure de skis.

2. Les chaussures de ski se choisissent en fonction de la morphologie

Comme pour tout achat de matériel, la première question à se poser est celle de votre morphologie. Il existe en effet des chaussures différentes selon que l’on est un homme, une femme, grand(e), petit(e), lourd(e) ou plus léger(e). Parallèlement à la pointure, la forme du pied est également à prendre en considération, certains modèles étant par exemple plus adaptés aux pieds fins.

Chaussures hommes ou chaussures femmes ?

La morphologie type d’un homme n’ayant pas grand chose de commun avec celle d’une femme, tous les fabricants développent aujourd’hui des gammes différentes pour les deux sexes. Les chaussures réservées aux femmes ont la particularité d’avoir une tige moins haute que celle des chaussures hommes. Ceci est dû au fait que les mollets féminins sont implantés plus bas sur la jambe que les mollets masculins.
Les chaussures femmes sont en outre souvent plus souples que les modèles hommes, les filles étant en général moins grandes et moins puissantes. Sachez néanmoins que si vous êtes plutôt grande (plus d’1,75 m.) et plutôt puissante, vous pouvez tout aussi bien vous servir au rayon hommes.

Le poids compte

Le poids a également son importance dans le choix d’une paire de chaussures de skis. Ce dernier peut notamment avoir de l’influence sur le flex. En règle générale, le flex se doit d’être d’autant plus rigide que vous êtes lourds, afin que la chaussure puisse suffisamment maintenir votre pied.

chaussures de ski

Crédit photo : Dom Daher Andermatt SCOTT

3. Les chaussures de ski se choisissent en fonction du niveau de ski

Le niveau de ski est un critère très important lorsque vous choisissez vos chaussures de ski. Il détermine plusieurs facteurs techniques parmi lesquels le flex, c’est à dire la rigidité de votre chaussure, et la largeur.
Si vous faites partie des skieurs de niveau bon à très bon, privilégiez la performance, avec une chaussure de ski précise et rigide, un chausson totalement thermoformable, appui languette compris, et un maximum de réglages. Concrètement, il vous faudra partir sur une largeur de chaussure comprise entre 98 mm et 100 mm, un indice de flex variant entre 90 et 110 (à partir de 120, on entre dans la catégorie des chaussures réservées à la compétition) et des réglages crochets, flexion et spoiler ultra précis.
Si vous êtes un skieur de niveau intermédiaire, préférerez globalement le confort à la performance. Prenez une chaussure de largeur moyenne, entre 102 mm et 104 mm, avec un chausson thermoformable dans les zones principales comme la malléole et l’avant-pied, une rigidité moyenne (indice de flex 70 à 90), et des réglages crochets et flexion.
Enfin, si vous faites partie des skieurs débutants, vos deux maîtres mots devront être confort et facilité d’usage. Pour appréhender sereinement ses premières glissades, mieux vaut se tourner vers un modèle assez large, entre 104 mm et 106 mm, ayant un chausson légèrement thermoformable. Il est également préférable que votre chaussure soit souple en flexion (indice de flex 50 à 70) et munie d’un minimum de réglages comme la position ski/marche.

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Vous l’aurez compris, en matière de chaussures comme en matière de skis, il est très important de ne pas se surestimer. Un skieur débutant ou moyen équipé d’un modèle ultra rigide aurait vite fait de se retrouver avec un handicap supplémentaire à gérer.

4. Les chaussures de ski se choisissent en fonction de votre type de pratique

Il existe différents types de chaussures de ski adaptées aux différentes pratiques. Pour cette raison, avant de vous rendre en magasin, pensez à définir votre profil.

  • Si vous êtes plutôt branché « piste », c’est à dire si vous aimez carver avec précision sur la neige fraîchement damée ou vous balader plus tranquillement sur l’ensemble du domaine skiable, optez pour une chaussure au flex plutôt rigide.
  • Si vous êtes freestyler, c’est à dire si vous aimez sauter, pivoter, vous amuser sur les pistes ou à l’intérieur des snowparks, optez pour des chaussures plutôt souples. Attention néanmoins à ne pas vous laisser aller à trop de confort, un minimum de maintien étant nécessaire lorsque vous évoluerez sur piste.
  • Si vous êtes plutôt freerider, c’est à dire amateur de grosses descentes en poudreuse, dirigez-vous vers des chaussures mixtes. Les fans de freerando, nouvelle pratique hybride à mi-chemin entre la randonnée et le freeride, pourront pourquoi pas se tourner vers des gammes de chaussures spécialement mises au point.
  • Enfin, si vous êtes plutôt « touche à tout », privilégiez des chaussures polyvalentes. De bonnes chaussures « freeride » semblent être un bon compromis.

5. Crochets, semelles : quelques détails qui comptent.

Parallèlement à la morphologie, au niveau et au type de pratique, plusieurs petits détails peuvent faire une grande différence.

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Les crochets

Leur nombre varie de un à quatre. Plus il y a de crochets, plus le serrage, et donc les appuis, sont précis. Ils peuvent être micrométriques. Cela signifie qu’il est possible de régler la longueur du crochet pour assurer un serrage plus précis.
Les chaussures enfants ne comptent souvent qu’un seul crochet. Les chaussures à quatre crochets sont à l’inverse des chaussures adultes haut de gamme.

Les semelles

Il est fortement conseillé de faire l’acquisition de semelles thermoformées lorsque l’on achète des chaussures de ski. Selon votre type de pied, elles peuvent se révéler indispensables. Ces semelles, une fois chauffées, prennent la forme exacte de votre voûte plantaire et permettent au pied d’avoir un placement et un alignement parfait. On élimine ainsi les points durs et on gagne en confort et en précision.

En ski, les chaussures, c’est sacré. Une partie de l’équipement sur laquelle il ne faut pas hésiter à passer beaucoup de temps au moment de faire son choix. Une chaussure de ski a deux fonctions. Premièrement, elle permet de transmettre les appuis aux skis. Deuxièmement, elle protège du froid. Une bonne paire de chaussures doit donc être précise, confortable et chaude. Que vous souhaitiez louer ou acheter, n’hésitez pas à prendre du temps pour faire votre choix. Cet élément est souvent plus important que les skis.  Voici quelques critères à considérer avec attention.

Chaussures de ski

9 réactions jusqu'ici.

  1. Ski alpin : l’importance d’avoir de bonnes chaussures | Echo Web says:

    […] ski (alpin, de randonnée ou de fond) jouent le même rôle très important. Elles représentent « l’interface technique entre vos pieds et vos paires de skis ». Donc en se plaçant comme intermédiaire entre les deux, les chaussures de ski se doivent […]

  2. Charlier Jean-Marie says:

    Je suis un client fidèle depuis des années,et dans toutes les stations ou je suis allé le personnel a été impeccable, car ayant un problème de différence de grosseur de la jambe droite(lymphoedème) ma chaussure a été toujours adaptée parfaitement. J e vais aux deux alpes du 28/02 au 07/03 2015 serait-il possible d’avoir l’adresse mail du magasin rue des Vikings. Merci

  3. genet says:

    bonjour es qu il excite des bottes de ski pour les gens qu on un syndrome de morton ?