Folie Douce : la success story

Après Val d’Isère, Val Thorens, Méribel et l’Alpe d’Huez, la Folie Douce ouvre cet hiver son cinquième établissement du côté de Saint-Gervais en Haute-Savoie. Retour sur l’incroyable succès du concept « fooding-clubing » le plus célèbre des stations alpines.

la folie douce

Crédit photo Laurent Salino – Alpe d’Huez Tourisme

La Folie Douce, c’est d’abord une idée magique. Un lieu gastronomique et festif installé dans cinq des plus belles stations françaises proposant aux vacanciers de perdre pied momentanément après quelques heures passées sur les pistes. Un savant de mélange de brasserie de prestige en altitude et de night-club de jour à ciel ouvert. Un espace accueillant ses hôtes au son des DJs dans une atmosphère à mi-chemin entre le cabaret et le Cirque du soleil…

En moins de dix ans, le concept lancé par Luc Reversade est devenu culte.

Ce sexagénaire, ancien moniteur de ski et fils d’instituteurs a commencé sa carrière hôtelière à Val d’Isère dans les années soixante-dix en prenant la gérance d’un hôtel. Rapidement, il devient propriétaire de son propre établissement. C’est ensuite en 2007 qu’il goûte au « vrai » succès avec l’ouverture de la première Folie Douce. Au cœur de l’espace Killy, sa terrasse d’altitude devient très vite « the place to be » le long de la piste Oreiller-Killy. L’homme parvient à recréer l’ambiance des nuits d’Ibiza en plein jour à 2400 mètres d’altitude. Quotidiennement, des centaines de clients se donnent rendez-vous pour goûter à l’ambiance gastro-festive si particulière dont lui seul a le secret. Le succès est fulgurant et total.

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Portée par la réussite, la Folie Douce fait rapidement des petits. Pour sa deuxième adresse, Luc Reversade choisit Val Thorens, la station la plus élevée d’Europe. A 2600 mètres d’altitude, son « club open air » le plus haut perché du continent est créé en 2009 et devient une fois encore le passage obligé des pauses détentes sur les pistes des Trois Vallées.

Toujours en Savoie, Méribel sera la troisième station à accueillir le concept en 2012. L’établissement s’installe une fois encore à un endroit stratégique et donne rendez-vous à ses clients à 2500 mètres d’altitude au niveau de la gare intermédiaire de la télécabine de Saulire.

Deux ans plus tard, la Folie Douce effectue sa première sortie du territoire savoyard. Luc Reversade et ses troupes choisissent l’Alpe d’Huez, station phare du département de l’Isère. Ici comme ailleurs, bon nombre des employés sont des locaux. Une immense terrasse accueille les clients venus du monde entier au niveau intermédiaire du domaine skiable, à proximité de pistes et de retombées mécaniques. Le succès est quasi immédiat.

Après Val d’Isère, Val Thorens, Méribel et l’Alpe d’Huez, un cinquième établissement est aujourd’hui sur le point d’ouvrir ses portes à Saint-Gervais. Entre autres caractéristiques : une construction à double face signée par l’architecte Jean-Michel Villot, l’une tournée vers Megève et l’autre vers Saint-Gervais. Comme ses grandes sœurs, la Folie Douce Saint-Gervais / Megève propose une brasserie haut de gamme « La Fruitière » où officiera Yann Tanneau, le célèbre chef des Planches. Les visiteurs peuvent également se tourner vers une cuisine plus rapide grâce au « NuvoSelf ». De nombreux spectacles sont d’ores et déjà au programme du week-end d’inauguration prévu les 20 et 21 décembre.

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Une telle réussite impressionne. Côté chiffres, le développement du concept a de quoi donner le tournis. Une ouverture représente un investissement de 5 à 6 millions d’euros. Environ 70 employés travaillent sur chaque site. Côté fréquentation, la Folie Douce Val Thorens attire 1000 personnes chaque jour en après-ski et 600 en restauration. Et l’aventure n’est pas prête de s’arrêter. Luc Reversade parle déjà de projets à l’étranger.

La folie douce

Crédit photo Laurent Salino – Alpe d’Huez Tourisme

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