3 QUESTIONS À CANDICE GILG

Candice Gilg a marqué les années 90, la fée des bosses a succédé à une autre reine, Raphaëlle Monod sur les plus hautes marches de la discipline olympique. Originaire de La Plagne, Candice a trusté les podiums avec un titre de double championne du monde de bosses en 1995 et 1997, elle est également deux fois vainqueur du circuit coupe du Monde 1995 et 1996.
Sa reconversion est à la hauteur de ses victoires : au top niveau, puisqu’à 45 ans, elle dirige désormais l’office du tourisme de Combloux où il fait bon vivre après avoir officié dans l’événementiel et le commerce avec un magasin de sport en montagne. « J’ai la chance d’allier ma passion de la montagne et du ski à ma vie professionnelle », confie la jeune directrice.

Candice Gilg

Candice Gilg, double championne du monde de ski bosse

 

WELOVESKI : Quels souvenirs avez-vous de vos débuts en ski puis en ski artistique ?

Candice Gilg : j’étais bébé, j’avais 2 ou 3 ans, je n’en ai donc pas gardé de souvenirs précis, mais ce dont je me souviens c’est que j’ai rapidement skié avec mon grand frère Youri qui a deux ans de plus que moi. À l’époque les parents étaient sans doute beaucoup moins stressés qu’aujourd’hui car on partait skier tous les deux puisqu’on habitait à Plagne Centre, au France et on était directement sur les pistes. Je ne me souviens pas de l’âge que j’avais, mais j’étais assez petite ! C’est vrai que j’ai eu la chance d’apprendre assez rapidement de cette façon puisqu’à l’époque les parents étaient certainement plus détendus que maintenant. D’ailleurs je ne crois pas que j’aurais laissé mes filles de 5 et 7 ans toutes seules sur les pistes !

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J’ai aussi des souvenirs extraordinaires de mes débuts au club de la Plagne en ski artistique, j’y suis rentrée à l’âge de 6 ans. Jean-Léon Perrier mon premier coach nous a insufflé sa passion du ski et de la montagne. On était un super groupe avec mon frère, Olivier Allamand (ndlr : aujourd’hui en charge de plusieurs magasins Intersport), les frères Bertrand. C’était vraiment les débuts du freestyle, la période des 3 disciplines : bosses, ballet et saut, et celle des grandes figures comme Philippe Bron et Henri Authier. Il y avait un côté très «  expérimental » sur cette nouvelle façon de skier, des idées nouvelles : un coup on va faire un jump, un coup on va faire du hors-piste, un coup on fait des bosses, c’était vraiment très ludique. J’ai le sentiment d’avoir beaucoup skié et profité parce que j’étais avec les grands, je skiais toujours un peu à l’arrache, à fond et tout à cul, j’essayais de suivre les garçons ! Jean-Léon c’était un vrai passionné, il était capable de nous emmener faire un hors-piste et après, on allait manger une fondue à Champagny chez Thérèse (ça n’existe plus !), il y avait le côté un peu plus libre à l’époque pour gérer des enfants.

Une anecdote à raconter sur vos débuts ?

Candice Gilg : Mon frère Youri était plutôt casse cou et une fois on était partis directement à la Grande Rochette, un gros télécabine. Comme c’était à côté ma mère pensait qu’on tournait sur le bébé téléski et en fait on s’était barré au télécabine ! Et après on ne s’est jamais trop arrêté tous les deux, on a continué à faire pleins de trucs à ski ensemble, moi je suivais mon grand frère c’était tellement plus sympa et plus formateur aussi car du coup, le ski ça roulait tout seul pour moi !

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En ski acro, je me souviens d’une session water jump (nldr : saut depuis un tremplin avec réception dans l’eau) dans la piscine de Plagne Bellecote en été, les gens nous prenaient pour des allumés !

Je n’ai pas de pire souvenir et même quand il fallait que je skie trop vite pour suivre les grands du club, je me suis toujours amusée.

 

Avez-vous connu des difficultés à surmonter ?

Candice Gilg : Pas vraiment. À des moments je n’avais pas trop envie d’aller skier quand il avait neigé, j’avais envie de rester à la maison mais mon frère m’a toujours un peu poussée parce que c’était mon grand frère. Et puis c’est vrai qu’on a évolué dans un bon groupe très sympathique, ce qui a permis de passer les difficultés. Après quand j’ai eu un autre entraîneur et que j’ai plus pris l’orientation compétition, on a gardé un groupe très uni à La Plagne. En grandissant en station, il était assez simple de skier, car la difficulté d’un sport de haut niveau c’est de pouvoir pratiquer le plus possible et donc de jongler avec les études. En intégrant le lycée d’été j’ai eu la chance d’avoir accès à une structure efficace pour le début d’une carrière. Et puis avec notre groupe, on s’est suivi pendant des années, en sport étude, en comité et puis à la fédé.

Je me suis blessée en 1989, un ligament croisé et j’ai arrêté ma carrière sur échec aux Jeux Olympique et blessure, un ménisque, en 1998, sympa hein 😉

Merci Candice !

>>  La Plagne - Le Guide de la station

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