Les métiers de la montagne : A la rencontre d’un pisteur-secouriste

1990

Si les pistes des stations de ski sont toutes balisées et sécurisées, c’est parce que les pisteurs-secouristes sont passés par là ! Ils sont également les premiers sur les lieux en cas de blessure d’un skieur. Nous sommes allés à la rencontre de David, pisteur-secouriste à Tignes, pour en savoir plus sur ce métier.

David, pisteur secouriste à Tignes - © SWiTCHAgency

David, pisteur secouriste à Tignes – © SWiTCHAgency

 

Intersport : Présentez-vous en 15 secondes

David : Je m’appelle David, je suis originaire du nord de la France. Passionné de montagne, je suis arrivé à Tignes il y a 10 ans et je suis pisteur-secouriste depuis maintenant 4 ans.

 

Intersport : Que fais-tu l’été ?

David : Je suis moniteur de voile ! J’ai une Ecole de Kitesurf (http://www.kitezone.fr) dont je m’occupe de mai à octobre et ensuite je file en vacances pendant le mois de novembre.

 

Intersport : Comment es-tu devenu pisteur secouriste ?

David : J’ai une formation universitaire avec un DUT en informatique et une licence en STAPS. J’ai ensuite fait ma maîtrise en ERASMUS en Espagne, où j’ai effectué ma première saison en tant que moniteur de ski.
Pour devenir pisteur il faut passer un diplôme d’Etat. La première étape est un test technique, organisé par le GRETA. Pour être sélectionné, il faut avoir au moins 12/20. Il est nécessaire d’avoir un niveau de ski équivalent à la Flèche Vermeille avant de se présenter à l’examen. Pour ma part, je l’ai passé à Val d’Isère et seuls 30 personnes sur 330 ont été prises ! La deuxième étape est la formation de secourisme, PSE1 et PSE2 (même niveau que les pompiers, ndlr). Puis il faut s’inscrire à la formation de pisteur-secouriste, organisée par le GRETA ou le CRET, pendant environ trois semaines durant lesquelles on revoit les notions de secourisme sur le terrain : utilisation de la barquette, du traineau et manipulation des DVA (Détecteurs de victimes d’avalanches, ndlr). Un jury composé de gendarmes du PGHM fait passer un examen final pour valider le diplôme.
Il y a trois degrés de pisteurs secouristes. Je suis pisteur-secouriste premier degré depuis quatre ans. Depuis cette année je suis artificier, qui est une spécialité parmi d’autres : artificier, maitre-chien, nivologue et maitre secouriste.

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Intersport : Quelles sont les plus grandes difficultés du pisteur secouriste ?

David : Les conditions météos sont parfois une grosse difficulté : le vent, le froid. Tous les jours, nous sommes sur les skis donc il faut garder une bonne hygiène de vie et avoir une bonne condition physique. De plus, nous travaillons toujours entre 2000 et 3000m d’altitude, ce qui est peut être usant sur une longue période. D’autant plus que je vais skier même quand je suis en congé ! 😉 La deuxième difficulté est la partie secours. Nous avons parfois des cas très impressionnants qu’il faut savoir gérer psychologiquement. Après certains gros secours nous débriefons afin d’encadrer les pisteurs face à ces épreuves et d’améliorer nos pratiques d’une fois sur l’autre.

 

Intersport : Que préfères-tu dans ce métier ?

David : Le ski ! Il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus pour faire ce métier. Nous sommes donc entourés de personnes qui aiment vraiment leur travail, et c’est agréable. Nous ne pouvons pas nous plaindre de faire ce métier.
Intersport : Quelle est la plus grosse difficulté pour les saisonniers ?
David : Etre saisonnier c’est sympa pour faire la fête ou pour sortir. Mais il est aussi possible d’en faire un métier tout à fait normal. Il faut simplement prendre certaines précautions. Nous devons notamment faire attention à nos dépenses, car la vie coûte plus cher en station. Le logement est également une grande difficulté.

 

Intersport : Un mot pour conclure ?

David : Oui, je suis le plus heureux du monde !

 

Merci David et bonne continuation à Tignes ! (http://www.tignes.net/)

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