3 questions à Aurélien Ducroz

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3 fois champion de France junior de saut à ski, champion du monde de ski freeride et 4e de la transat Jacques-Vabre 2013, Aurélien Ducroz est un sportif complet et émérite. Comme tous les grands champions, il a bien fallu débuter un jour… Aurélien Ducroz a accepté de nous en dire plus sur ses premières descentes skis aux pieds. Une affaire de famille.

Quels souvenirs avez-vous de vos débuts en saut à ski ?

Aurélien Ducroz : Mon père était guide de haute montagne, j’ai donc fait mes débuts en ski très tôt. J’ai commencé au ski club à 6 ans. Au début, je faisais du ski alpin, puis vers 10 ans, j’ai essayé le saut à ski. La première fois, j’en ai fait avec un copain du club de sport, c’était sur un petit tremplin. Mais le jour où j’en ai fait sur un vrai tremplin, j’étais en panique ! J’ai plus eu de peur que de sensations. C’est un sport très impressionnant et c’est grisant de voler. Ça m’a aussi plu parce que c’est une discipline que je pouvais pratiquer l’été sur des tremplins à ski. Je pouvais passer l’année les skis au pied ! Je volais très bien. L’appréhension était certes présente, mais le plus difficile dans l’apprentissage du saut à ski, c’était de patienter, y aller marche par marche. Il fallait être patient et ne pas tout de suite en faire trop. Les entraîneurs ont un rôle important à jouer dans l’apprentissage.

urélien Ducroz, Saut à ski. Crédits - Aurélien Ducroz

Aurélien Ducroz, Saut à ski. Crédits : Aurélien Ducroz

Comment ça se passait avec votre entraîneur ?

Aurélien Ducroz : L’entraîneur était quelqu’un de référent. J’ai toujours eu beaucoup de respect pour eux. C’est encore vrai pour les enfants, il représente l’autorité et est toujours là pour t’apprendre et t’aider. J’ai deux enfants qui sont en adoration devant l’entraîneur, ce sont un peu les idoles. Les champions sont intouchables à cet âge-là, le coach est alors la première idole. Je m’entrainais beaucoup en saut à ski à Courchevel et dans le Jura. J’ai vraiment basculé vers ce sport à 14 ans et jusqu’à l’âge de 20 ans. J’ai eu l’occasion de faire des compétitions un peu partout, en Norvège, en Suède et en Finlande. J’ai beaucoup voyagé entre mes 15 et 20 ans avant de retourner à ma première passion, le freeride. J’avais besoin d’être en montagne.

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Comment se sont passés vos débuts en ski freeride ?

Aurélien Ducroz : J’ai débuté en freeride en 2002, c’était à l’Aiguille du Midi avec mon frère. Nous avons eu une journée extraordinaire, j’étais au milieu d’un décor exceptionnel. J’avais un vrai sentiment de liberté et de bonheur. J’ai alors voulu reprendre le ski freeride. J’ai d’abord fait des compétitions en amateur. J’ai essayé de remettre en place toutes les techniques du ski alpin et la rigueur du saut. Ça a bien fonctionné. Les premières sorties, c’était quelque chose de dingue ! C’était un moment partagé, mon père m’a transmis sa passion du freeride. Il s’est transformé en coach à ce moment-là. Le freeride, c’est un peu une affaire de famille.

Aurélien Ducroz, freeride. Crédits - Aurélien Ducroz 2015 - Pixies Agency

Aurélien Ducroz, freeride. Crédits : Aurélien Ducroz 2015 – Pixies Agency

 Merci Aurélien pour cette interview !

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