Julien Lizeroux, l’étoile du slalom

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« La seule fois où j’ai fait un caprice enfant, c’est quand on m’a enlevé les skis ! »

Avec un papa guide de haute montagne et une maman monitrice de ski, il n’est guère étonnant que Julien Lizeroux soit tombé dans la marmite du ski dès son plus jeune âge. Le sociétaire du club des sports de La Plagne, né à Moutiers un 5 septembre 1979, totalise 19 ans en équipe de France de ski : il y entre à l’âge de 19 ans et remporte son premier titre de champion de France de slalom à l’âge de 20 ans.  A l’aube de son entrée dans le circuit blanc et en cette pré-saison olympique, le vice-champion du monde de slalom et de combiné en 2009, puis champion du monde par équipes en 2017 s’est livré à WELOVESKI. Interview.

Julien Lizeroux en slalom © Elina Sirparanta

Julien Lizeroux en slalom © Elina Sirparanta

WELOVEKSI : Séquence introspection, qui est Julien Lizeroux en quelques mots ?

Julien Lizeroux : Un homme souriant, passionné de sport, fan de glisse et heureux de vivre !

WELOVEKSI : Vos premiers pas à ski, c’était quand, où, avec qui, des souvenirs, des sensations ?

Julien : C’était vers l’âge de 3 ans à La Plagne. Mes parents, moniteurs de skis, m’ont mis sur les planches au jardin d’enfant. Je n’ai pas de souvenirs particuliers car ça commence à dater. J’ai toujours autant de plaisir maintenant qu’à mes débuts. Ma maman raconte souvent que la seule fois où j’ai fait un caprice enfant, c’est quand on m’a enlevé les skis !

WELOVEKSI : Pourquoi avoir opté pour le slalom ?

Julien : J’ai toujours aimé toutes les disciplines du ski. J’adore la descente, la vitesse et les sauts, mais je n’ai jamais été très bon. Je n’ai pas choisi le slalom, c’est plutôt lui qui m’a choisi !
C’est la discipline qui correspond le mieux à mon caractère et dans laquelle j’ai toujours été performant. Or on se dirige souvent vers la discipline dans laquelle on est le meilleur…

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WELOVEKSI : Quelques mots sur votre préparation pour les jeux olympiques 2018 et votre état d’esprit avant cette saison olympique ?

Julien : En fait je ne me prépare pas pour la saison olympique, mais juste pour la saison d’hiver,  comme je le fais chaque année. Les jeux olympiques se déroulent au mois de février, mais la coupe du monde débute en novembre. Or je ne me focalise que sur la prochaine course. Pour moi, chaque étape de coupe du monde, c’est les J.O. Je me donne à 100% dès que j’ai un dossard sur le dos.
Je suis en bonne forme, un peu rouillé et grinçant au niveau des articulations, mais j’essaie de prendre soin de moi, de faire attention à la récupération et de ne pas en faire trop afin de m’économiser physiquement et mentalement.
Je suis toujours aussi content de pouvoir continuer la compétition à haut niveau.
Rendez-vous à la mi-novembre en Finlande pour savoir si j’ai fait du bon boulot cet été et cet automne !

WELOVEKSI : Avez-vous rencontré des obstacles dans votre carrière et comment y avez-vous fait face ?

Julien : Comme tous les skieurs, j’ai dû faire face à pas mal de blessures physiques. Et c’est sûr que ce n’est pas évident à gérer. Déjà il faut accepter la blessure, se rééduquer et retrouver un niveau physique convenable, mais il faut surtout surmonter la déception mentale.
Mes proches et mon entourage m’ont aussi aidé à faire face et à surmonter certains aléas de la vie.

WELOVEKSI : Vous êtes « papa » du SuperSlalom à La Plagne avec Julien Regnier, quel est son postulat et comment cette idée loufoque a germé ? Y-aura-t-il une deuxième édition en 2018 ?

Julien : L’idée de base c’est Julien Regnier qui l’a eue. On voulait faire un slalom de 1000 portes ! Mais on voulait surtout organiser un événement XXL pour célébrer la fin de saison en réunissant les skieurs de toutes les disciplines et de tous les horizons. Un événement placé sous le signe du dépassement de soi, du partage et de la convivialité. On voulait surtout offrir la possibilité aux skieurs lambda de pouvoir se confronter aux meilleurs skieurs français et internationaux sur un slalom de 5 minutes.
La première édition, le 1er avril dernier, a été une franche réussite avec 400 participants fiers et heureux d’avoir pu se confronter aux 4kms et 330 portes du SuperSlalom. Ils ont pu se restaurer et faire la fête en écoutant de la musique dans l’aire d’arrivée après la course. Tous les meilleurs skieurs français étaient présents ainsi que certains internationaux.
La 2e édition est en préparation et aura lieu ce printemps 2018 à La Plagne.

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WELOVEKSI : Les bons spots de la Plagne, que ce soit pour le ski et l’après-ski ?

Julien : Pour le ski, ma préférée, c’est la piste Émile Allais sur laquelle se déroule le SuperSlalom. En partant du sommet d’Aime 2000, on arrive au pied de la piste de bobsleigh à la Roche. Pour le hors-piste, c’est La face Nord de Bellecôte.
Pour l’après-ski, le snack bar Le Bonnet à La Plagne – Bellecôte, que j’ai lancé avec un couple d’amis l’hiver dernier. L’ambiance est détendue, la musique sympa et les burgers sont trop bons ! Pour faire la fête c’est le Saloon. Pour dormir, je recommande l’hôtel le Carlina à Belle Plagne.

WELOVEKSI : Un message, des conseils pour l’apprenti skieur ?

Julien : Bien prendre le temps de s’échauffer, surtout après un long voyage…
Au niveau de l’équipement : casque obligatoire,  matériel adapté, crème solaire pour se protéger du soleil et du froid, lunettes de soleil ou masque avec un bon écran.
Et surtout n’oubliez pas, tout se passe toujours mieux avec le sourire !

Julien Lizeroux  © Elina Sirparanta

Julien Lizeroux  © Elina Sirparanta

Merci Julien, rendez-vous mi-novembre pour le lancement de la saison de coupe du monde !

 

Pour suivre Julien Lizeroux : 

http://www.lizeroux.com/

  @JulienLizeroux

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Ses équipementiers : Salomon, Uvex, Leki, Reusch, C3fit

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