5 pistes mythiques des Alpes françaises

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La Verte des Houches, la face de Bellevarde à Val d’Isère, l’Emile-Allais à Megève, la Luc Alphand à Serre Chevalier, le Mur d’Edgar à La Clusaz… WELOVESKI vous emmène sur ces 5 pistes qui ont fait l’histoire du ski.

 La Verte – Les Houches – la doyenne

Au pied du Mont Blanc, La Verte n’a de « verte » que le nom : c’est une piste noire (voir noire foncée serait-on tenté d’écrire !), une piste légendaire de descente, la doyenne. Elle a régulièrement accueillie le Kandahar, plus ancienne course internationale. Les meilleurs descendeurs avalaient ses 3343 m en 2 minutes. Antoine Denériaz, champion olympique de descente aux J.O. de Turin de 2006  fut de ceux-là : « elle est très rapide, souvent glacée avec des passages ultra techniques. La fameuse Cassure nous fait nous envoler pour un saut spectaculaire de 50 à 80 mètres. Le Goulet m’a valu une chute en réception et une opération du genou 13 mois avant les Jeux de Turin ! ».

Excellent niveau et bonne paire de ski de carving avec un super affûtage requis. Préférez la mi-journée à partir de fin janvier pour voir le soleil.

Date de création : 1947

Altitude au départ : 1871 m

Altitude à l’arrivée : 1001 m

Couleur : noire

Pourcentage maximal de la pente : 74 %

Pourcentage moyen de la pente : 27 %

 

La piste Emile- Allais – Megève

Accessible par le téléphérique de Rochebrune, cette piste baptisée Emile Allais, mégevan triple médaillé aux Championnats du Monde en 1937 et 1er médaillé olympique de l’histoire, fut inaugurée en 1950. Elle fut le théâtre du 1er Grand Prix de Megève en 1951 et a vu les victoires de grands du ski comme Roger Allard, Adrien Duvillard ou Killy. Elle a aussi connu le drame avec le décès de Michel Bozon, jeune espoir chamoniard de 20 ans, dans le mur de Borné en 1970. 1976 sonne la fin de la coupe du monde appelée Coupe Allais.

>>  Les chaussettes de ski, ces oubliées pourtant essentielles : tout ce qu’il faut savoir !

Réaménagée en 2000, la Emile-Allais est désormais un itinéraire hors-piste réservé aux bons skieurs. Les panneaux retraçant son histoire jalonnent l’itinéraire.

Date de création : 1950

Altitude au départ : 1871 m

Altitude à l’arrivée : 1020 m

Couleur : noire

Pourcentage maximal la pente : mur de l’Arpette sur 120m à 45 %, la traversée du forestier à 35 %, le Passage du S à 55 %, le Mur du Bornet à 66 %, la grande ouverture d’arrivée à 30 %

Pourcentage moyen de la pente : 30 %

À lire : « Allais, la légende d’Emile » écrit par Gilles Chappaz. http://www.emileallais.com/

 

Le mur d’Edgar – La Clusaz

A l’arrivée du télésiège du Crêt du Loup, sur le massif principal, la partie supérieure de la piste des Rhodos fut rebaptisée le mur d’Edgar en 1996, saluant la carrière d’Edgar Grospiron, le médaillé olympique et champion du monde de La Clusaz. Le boss des bosses fit ses gammes sur ce mur qui a accueilli 10 coupes du monde de ski de bosses et le championnat du monde en 1995 qu’il a remporté. Raide, radical et physique à skier, c’était le plus long et le plus beau mur de bosses du circuit mondial. Mieux vaut l’aborder sur neige froide ou au printemps dans la neige douce.

Date de création : 1996

Altitude au départ : 1854 m

Altitude à l’arrivée : 1685 m

Couleur : noir sur le haut

Pourcentage maximal la pente : 70 %

Pourcentage moyen de la pente : 65 %

 

 

La Face de Bellevarde – Val d’Isère

La Face de Bellevarde, piste centrale dont le sommet surplombe la station, a accueilli les plus grandes compétitions : les J.O. de 1992, les championnats du monde en 2009, et le Critérium de la première neige (coupe du monde de ski alpin) chaque année en ouverture de saison. Rares sont les sites à avoir accueilli les 3 compétitions majeures du cirque blanc. La descente est très technique avec des déclivités importantes et toute la panoplie du virage déployée sur 3 km ce qui fait son attrait pour les compétiteurs qui devront faire preuve d’engagement tout en sachant lever le pied notamment au passage de l’Ancolie, goulet entre deux murs rocheux.

>>  Forme : Des conseils pour bien manger pendant un séjour au ski.

Mieux vaut la skier en début de saison sur neige froide le matin quand elle est ensoleillée et fraîchement damée.

Date de création : 1990

Altitude au départ : 2650 m

Altitude à l’arrivée : 1836 m

Couleur : noire

Pourcentage moyen de la pente : 70 %

 

Piste Luc Alphand – Serre-Chevalier

Située à Chantemerle, l’Olympique fut baptisée en 1998 au nom de Luc Alphand, l’enfant du pays, triple vainqueur des coupes du monde de descente 1995, 96, 97, de super G en 1997, et vainqueur du Paris-Dakar 2006. « Le profil de la piste est sympa. Le début dans un goulet qui file dans la forêt n’est pas extrême, elle serpente ensuite entre les chalets d’alpages avant de plonger sur le village avec un mur final », confie le champion. Sur une belle neige de janvier, prenez la première benne, il n’y a personne. Evitez la foule du soir.

Date de création : 1940 (l’Olympique) élargissement en 1989, baptisée au nom de Luc Alphand en 1998

Altitude au départ : 2000 m

Altitude à l’arrivée : 1350 m

Pourcentage maximal de la pente : 50 % pour le mur de Chantemerle et 48% pour le mur de la Broue

Pourcentage moyen de la pente : 28 %

 

 

A votre tour de dévaler ces pistes mythiques, mais pas forcément élitistes !

Pour aller plus loin, lire  « Pistes de légendes, les descentes qui font l’histoire du ski ». Par Gilles Chappaz. Editions Glénat

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