Trek, rando, trail : le jeu des différences entre les semelles

71

Trekking, randonnée, trail, chaque famille de chaussures a des semelles différentes. Décryptage de ces différences avec WELOVESKI pour trouver une semelle adaptée à sa pratique. 

Une semelle est plus complexe qu’il n’y paraît. Elle ne se résume pas seulement à la gomme au contact du sol. Comme un sandwich, une semelle, comprend l’ensemble des éléments situés sous le pied du marcheur, du traileur ou du trekkeur, soit :

  • la semelle externe en caoutchouc au contact du sol transmet l’énergie. La profondeur des crampons et le dessin change selon les familles de chaussures. Les crampons plus ou moins prononcés et les différentes densités induisent plus ou moins d’accroche selon les pratiques. Une semelle rigide sera moins accrocheuse, il lui faudra donc des crampons prononcés pour l’adhérence. Or de l’adhérence, il en faut en montagne, que vous soyez trekkeurs, randonneurs ou traileurs.
  • la semelle intermédiaire, généralement en mousse EVA (très légère) ou inserts polyuréthane, assure l’amorti afin de ménager vos articulations.
  • la semelle interne dite de propreté sous le pied réduit les frottements, absorbe la sueur et doit être confortable. Pour optimiser confort et performance, il est recommandé de remplacer les semelles de propretés (vendues avec les chaussures) par des semelles correspondantes à ses pieds, disponibles chez Intersport bien sûr ! Comme le résume Sidas, le spécialiste des semelles internes, « il suffit d’une paire de basket pour aller courir. FAUX !  Il est plus juste de dire qu’il faut une paire de basket ET une paire de semelles. Car si la chaussure est au contact du sol, le pied est quant à lui en contact avec la semelle. Et à l’instar des empreintes digitales, chaque pied a une empreinte unique ».

 

>>  Les bonnes conduites en hors-piste

Le drop, kezako ?

Quand on évoque les semelles, inévitablement vient la question du drop, surtout en trail.

Exprimé en millimètres, le drop mesure la différence de hauteur entre le talon et l’avant du pied, autrement dit la différence entre l’épaisseur de la semelle à l’arrière et à l’avant de la chaussure.

Plus le drop est élevé, et plus le traileur utilisera son talon en phase d’attaque du pied. Plus le drop est faible, et plus le coureur utilisera son médio pied, pour une foulée plus naturelle et moins traumatisante pour les genoux, voire même son avant pied en phase d’attaque.

Une chaussure minimaliste a souvent un drop faible. Notez qu’une chaussure à semelle dire oversize peut également avoir un drop faible si elle est épaisse à l’arrière comme à l’avant !

On l’associe au « rocker » qui, dans l’esprit d’un engin qui glisse ou d’un engin qui roule, est là pour créer de la continuité dans le mouvement. Le but du rocker c’est de faire rouler la chaussure vers l’avant pied le plus vite possible pour créer une notion de fluidité.

Chaussure de randonnée pour femme de la marque Merrell, ce modèle Siren est doté d’une semelle extérieure Vibram Megagrip pour plus de confiance et d’adhérence, peu importe le terrain. © L Nabihah/Merrell

Chaussure de randonnée pour femme de la marque Merrell, ce modèle Siren est doté d’une semelle extérieure Vibram Megagrip pour plus de confiance et d’adhérence, peu importe le terrain.
© L Nabihah/Merrell

Les caractéristiques des semelles de trail

Courir en montagne implique d’avoir une chaussure privilégiant l’accroche de la semelle. Cette dernière sera donc agrémentée d’un cramponnage étudié. Plus la découpe est agressive, meilleure sera l’accroche. Autre spécificité, la partie entre la tige et la semelle est souvent renforcée, offrant du soutien et du maintien pour courir sur les sentiers. Les semelles ont également pour fonction de protéger les coureurs de la boue et des rochers, tout en conservant une bonne part de souplesse pour avoir un bon déroulé de pied et de la traction.

>>  Ça roule : les tendances VTT 2018

En trail, le consommateur aura plusieurs choix de semelles :

–          Une semelle très robuste (protection au détriment de la souplesse) : pour des coureurs qui arpentent des terrains très accidentés. En choisissant de telles propriétés, la vitesse sera impactée.

–          Une semelle avec beaucoup d’accroche : pour des terrains souvent glissants et accidentés. Les courses sur route et chemins tracés seront moins agréables.

–          Une semelle amortissante : plus l’amorti est important, moins la vitesse sera élevée. Un ultra traileur privilégiera ce type de semelle. En revanche, un traileur ultra léger pratiquant des courses à vive allure choisira plutôt des chaussures légères et moins structurées sur la semelle.

Semelle Michelin de la chaussure de Trail Wave Daichi de la marque Mizuno, procurant traction et grip pour courir les montagnes.

Semelle Michelin de la chaussure de Trail Wave Daichi de la marque Mizuno, procurant traction et grip pour courir les montagnes.

Les caractéristiques des semelles des chaussures de trekking et de randonnée

Commençons par les points communs : en trekking comme en randonnée, on cherchera de l’adhérence, c’est pourquoi le crantage des semelles est quasi similaire. Outre l’accroche, il doit permettre une bonne évacuation de l’eau pour éviter l’effet sabot quand on marche sur terrain boueux. Ce qui changera, c’est la densité : une semelle de randonnée sera plus souple de par sa construction et sa qualité de gomme qu’une semelle de trekking. Les semelles externes en gomme haute performance de la marque Vibram (1) sont les plus connues, on les trouve chez la plupart de marques de chaussures de randonnée et de trekking.

Une chaussure de trekking est pensée pour parcourir de longues distances sur terrain varié en autonomie avec du poids sur le dos. Sa construction sera différente d’une chaussure de randonnée. Chez Lowa par exemple, les chaussures de trek sont re-semellables. C’est-à-dire que la tige est montée indépendamment avec un fond de semelle, une lame en plastique ABS plus ou moins épaisse selon la rigidité voulue sur la chaussure, sur lequel est collé un bloc semelle. Le bloc semelle sera globalement plus rigide eut égard au poids du marcheur qui porte entre 10 et 25 kg sur le dos et résistant dans le temps que sur une chaussure de randonnée plus légère avec une construction de chaussure injectée c’est-à-dire que le PU ou l’EVA injecté de la semelle intermédiaire englobe la tige. La rigidité sera obtenue par un stabilisateur inséré dans le moule.

>>  La folie du Trail : les conseils pour courir en montagne

La chaussure de trekking ayant moins de souplesse sur l’avant du pied, les formes sont travaillées avec une pointe légèrement relevée pour faciliter le déroulé du pied.

Pour les chaussures de randonnée, le déroulé du pied est plus souple.

Lors d’une randonnée particulièrement exigeante en montagne, chaque gramme en trop se fait sentir à un moment ou à un autre. Le nouveau modèle LOWA ALPINE SL GTX, a été réduit à l’essentiel. Elle est équipée d’une semelle Vibram Litebase, qui réduit jusqu’à 30% le poids de la semelle, sans compromettre ses performances.

Lors d’une randonnée particulièrement exigeante en montagne, chaque gramme en trop se fait sentir à un moment ou à un autre. Le nouveau modèle LOWA ALPINE SL GTX, a été réduit à l’essentiel. Elle est équipée d’une semelle Vibram Litebase, qui réduit jusqu’à 30% le poids de la semelle, sans compromettre ses performances.

En chemin !

71