Le prix du forfait de ski – Infographie

prix forfait ski infographie

Forfait de ski français : le moins cher au monde

Les stations françaises sont loin d’être les plus gourmandes en ce qui concerne le prix des forfaits. D’après une étude réalisée par le Swiss Journal of Economics and Statistics, la palme revient incontestablement aux Américains, avec un forfait à plus de 70 euros à Aspen (Colorado). Il ressort de cette même étude que le forfait de ski français est  le moins cher du monde. En 2013, son prix moyen constaté était de 22,5 €. Il est naturellement plus élevé dans les stations dotées de grands domaines que pour les domaines plus modestes. Pour autant, les forfaits des grandes stations sont moins chers rapportés au kilomètre de piste offert.

Cher personnel…

Pisteurs, dameurs, artificiers : les sociétés de remontées mécaniques emploient près de 18000 personnes en France. Forcément, la facture est salée. Le personnel représente 30% du prix de nos forfaits, soit le poste le plus important. Voici quelque exemples des métiers indispensables au fonctionnement quotidien des domaines skiables.

  • Les pisteurs secouristes sont un peu les « Saint-Bernard » des domaines skiables. Ils balisent, protègent, ouvrent et ferment les pistes. En cas d’accidents, ils ramènent aussi les blessés aux postes de secours.
  • Les conducteurs d’engins de damage ou « dameurs », ont en charge l’entretien du domaine skiable. C’est grâce à le travail que les pistes sont lisses comme des billards chaque matin à l’ouverture des remontées mécaniques. Quand vous dormez, ils travaillent pour vous..
  • Les artificiers déclenchent les avalanches sur les pans de domaine skiable « à risque » pour la pratique des usagers. Le déclenchement se fait tôt le matin, manuellement ou grâce à de grosses machines appelées Gazex ou Catex.

Remontées mécaniques : c’est du lourd

Pour vous transporter au sommet des pistes dans les meilleures conditions, les stations n’hésitent pas à payer le prix. Télécabines derniers cris, télésièges débrayables et autres tapis roulants sont autant d’investissements coûteux pour les domaines skiables.

  • Un télésiège débrayable six places coûte entre 6 et 7 millions d’euros. Ce coût a augmenté de plus de 80% en dix ans, les modèles d’entrée de gammes n’existant plus sur le marché. Les débrayables 4, 5 ou 6 places sont progressivement devenus des « must-have » pour les stations.
  • Les télécabines et téléphériques, très rarement remplacés, doivent être très régulièrement entretenus. A Courchevel, la rénovation des deux bennes de La Saulire a par exemple coûté 300 000 euros à la Société des Trois Vallées.
  • Les téléskis disparaissent progressivement des domaines skiables. Raison n°1 : ils sont très gourmands en pylônes et polluent visuellement. Raison numéro 2 : leur débit horaire est bien moins intéressant que celui d’un télésiège.

Une bonne station est une station bien damée

Les exploitants de domaines skiables n’hésitent pas à consacrer une bonne partie de leur budget à leur parc d’engins de damage. Les plus grands domaines skiables peuvent posséder jusque 20 engins de damage. Ils se relaient tout au long du jour et de la nuit pour vos offrir des pistes taillées au scalpel. L’intention est belle, mais pas gratuite.

  • Des machines performantes mais coûteuses. Un engin de damage classique coûte entre 200 000 et 300 000 euros. La Société des Trois Vallées, qui gère les domaines de Courchevel, Méribel et Val Thorens, en possède 21. Faites le calcul…
  • Les engins de damage doivent être régulièrement remplacés pour des raisons liées à la performance et au respect de l’environnement. Ce turn-over a évidemment un coût.
  • L’arrivée des dameuses hybrides. Depuis un ou deux hivers, on assiste à l’arrivée sur le marché des dameuses hybrides, fonctionnant pour partie à l’énergie électrique. C’est notamment le cas à l’Alpe d’Huez, en Isère. Plus respectueux de l’environnement, ces engins du futur sont aussi plus chers…

La neige de culture

Parce qu’elle sécurise l’activité des domaines skiables du début à la fin de l’hiver, l’utilisation de la neige de culture est devenue indispensable. Elle aussi représente un coût.

Chaque station ou presque dispose d’une batterie d’enneigeurs. Dès que les températures sont suffisamment basses, ces derniers permettent de sécuriser la matière première des stations, la neige. La neige de culture est composée uniquement d’un mélange d’air et d’eau (pas d’adjuvant).

  • Quel coût ? Avec un coût moyen oscillant entre 2 et 2,5 € le m3 (fabrication, personnel, investissements et entretien), la neige de culture représente 5 à10 % du prix du forfait voire plus de 10 % dans des petites stations.
  • Quelle énergie ? Produire 1 mètre cube de neige consomme 2,8 KW/heure. En dix ans, cette consommation énergétique a été divisée par deux grâce aux progrès des techniques utilisées.
  • Quel personnel ? La neige de culture ne se gère pas seule. Ce sont les « nivoculteurs » qui ont en charge sa production et la gestion des enneigeurs. Un métier qui n’existait pas il y a 20 ans et sur lequel les stations ont dû miser.

Et à la fin, qu’est ce qu’il reste ?

Après avoir réglé le personnel, les nouvelles remontées mécaniques, engins de damage et autres enneigeurs, les exploitants se réservent en moyenne 7,5% de bénéfices. Lorsque vous payez 30 euros, ils empochent donc… 2,25 euros.

Partager l’article :

6 réactions jusqu'ici.

  1. Le prix du forfait de ski – Infographie | Marketing du ski et des stations dit :

    […] See on weloveski.intersport-rent.fr […]

  2. Sandrine Souan dit :

    dommage de comparer le « prix moyen d’un forfait de ski constaté » pour la France avec le « prix d’un forfait de ski le plus cher » dans le Colorado…

  3. Bien joué les gars, vs allez bientôt nous faire pleurer! dit :

    Ouais, du joli marketing cette présentation…. et puis le prix moyen France à 22.5 je veux bien savoir comme c’est calculé. Déjà le nombre de stations à ce prix la ou moins doit pas être bien élevé!! mais ce chiffre doit compter les forfaits enfant, débutants, forfait en réduction, forfaits 4h sans aucun ratio entre ces forfaits les nombre de forfaits achetés au prix fort dans une grande station! Vous pourriez être honnête car c’est vrai que le prix en France est encore moins cher qu’ailleurs mais on tourne plus autour des 30-35€ en moyenne pour un forfait journée adulte sans réduc…
    Bien c’est bien présenté, bien joué, je comprend bien que les stations française doivent encore augmenter les prix de 2-3 chaque année!

  4. Molton dit :

    Mais lol, la comparaison commence fort, « prix moyen constaté en france » contre « prix le plus cher dans le colorado », je vois pas trop l’intérêt de d’avancer une comparaison comme celui là, bref passons…

    Pouvez-vous s’il vous plait m’expliquer comment vous arrivez à trouver 22,5€ pour le prix poyen constaté ? Je cherche encore et encore des stations proposant des forfaits à ce tarif là, je n’en trouve pas.

    Ah mais bien sur, je suis bête c’est la moyenne des tarifs entre tous les forfaits disponibles pour chaque y compris enfants, étudiants et sénior (auriez-vous oublié adulte ?). Arrêtez une seconde de nous prendre pour des imbéciles, la moyenne pour une forfait, adulte je précise, se situe nettement plus autour des 35€.

    Encore un article sans intérêt, qui essaie de préparer les gens à payer 1, 2 ou 3€ de plus leur forfait l’an prochain….

  5. N'importe quoi dit :

    J’aime beaucoup votre camembert qui ne comprend ni l’investissement, ni la remuneration des actionnaires, ni des possbiles benefices. Et pourtant on arrive a 100%.
    Vraiment au top du credible (d’ailleurs on a bien vu que vous citez vos sources….)
    Qui donc vous a paye pour publier une etude aussi foireuse ?

  6. fidoo dit :

    un grand n importe quoi , je ne connais pas une station avec un forfait adulte a 22,5€

Laisser un commentaire